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Le cytomégalovirus. Comment s’en protéger ?

La question vaut bien entendu pour le cas où l’on est enceinte. Le reste du temps, hormis en cas d’immunodéficience, ça n’a pas d’intérêt.
Il vaut mieux, en effet, l’éviter, parce qu’il n’y a pas de traitement à l’heure actuelle.
Plus de 50% des femmes en âge de procréer ont déjà présenté une cytomégalovirose. Une grossesse qui surviendrait chez elles ne présente pas de risque, sauf dans de rares cas d’immunodéficience.
Par contre, si on contracte la maladie en cours de grossesse, il y a des risques pour l’enfant à naître.
La plupart des adultes sont infectés par un enfant vivant en communauté.
Le virus n’est pas réputé très contagieux. Il faut des contacts répétés, ce qui est souvent le cas lorsque l’on a un enfant en bas âge ou que l’on travaille dans un milieu où évoluent des enfants.
Pour éviter de l’attraper, il faut se prémunir de ces fameux fluides, en l’occurrence, la salive, les larmes et les urines. Pour ce faire, éviter de goûter les aliments de bébé avec sa propre cuillère, de pratiquer les baisers baveux, d’utiliser les mouche-bébés qui aspirent les glaires et autres situations à risque.
Il faut savoir pratiquer une hygiène sans faille, notamment se laver souvent les mains. En effet, mouchoirs, bavoirs, serviettes, linge de corps, draps, couverts… autant d’objets pouvant véhiculer le virus.
A signaler que le virus peut aussi être présent dans le sperme.
Il n’est pas prévu, en France, de généraliser la sérologie systématique des femmes enceintes.
Docteur Albert Ohayon
– Updated: August 28, 2001