Module SGUM — Traitements (V1.0.2)

Complément du serious game SGUM — posture “prescripteur & orienteur” (sans formation opératoire)

Vue d’ensemble

Objectif : donner au praticien un cadre clair pour proposer les étapes “simples”, reconnaître quand orienter vers des techniques spécialisées (sans les pratiquer), et consolider les bénéfices dans le temps (réhabilitation, sexualité, suivi).

Ouverture — De l’objectivation à la stratégie thérapeutique

L’examen clinique et l’objectivation (dont l’index de Bachmann) ne constituent pas une fin en soi. Ils guident la stratégie thérapeutique et structurent son évolution dans le temps. Dans le SGUM, la prise en charge repose sur une logique de progression : on adapte au terrain initial, puis on réajuste au fil de l’amélioration observée. Autrement dit : le traitement suit le tissu, et non l’inverse.
Message clé : Dans le SGUM, la bonne stratégie n’est pas la plus sophistiquée ; c’est celle qui est ajustée, progressive et évolutive.

Séquence 1 — Lubrifiants, hydratants et traitements locaux : pourquoi il faut commencer par là

Commencer par les solutions “simples” est indispensable, même lorsqu’elles ont déjà été essayées : cela structure la démarche, protège l’alliance thérapeutique, et désamorce la suspicion de “démarche mercantile” lorsque les étapes ultérieures ne sont pas remboursées.

Formulations “clé en main”

  • « On commence par là parce que c’est logique et respectueux des étapes. Si cela ne suffit pas, nous adapterons la suite. »
  • « Le but est d’aider en surface ; si le problème est plus profond, on le verra et on avancera autrement. »
Message clé : Commencer par les solutions simples n’est pas une concession ; c’est une étape structurante, clinique et relationnelle.

Séquence 2 — Techniques physiques : quand, pourquoi et vers qui orienter (version prescripteur)

Posture : comprendre sans pratiquer, prescrire sans faire, expliquer sans vendre — et orienter vers un praticien référent compétent.

Quand orienter ?

  • échec/insuffisance des solutions de surface et/ou locales,
  • altération tissulaire objectivée à l’examen,
  • dyspareunie et/ou gêne fonctionnelle persistante,
  • compréhension par la patiente de la logique de progression.

Ce que ces techniques peuvent apporter

  • amélioration de la trophicité et de l’élasticité,
  • diminution de la fragilité et de la douleur,
  • préparation du terrain pour que le reste (local, réhabilitation) redevienne efficace.

Formulations “clé en main”

  • « Ce que l’on a essayé agit surtout en surface. Chez vous, les tissus ont besoin d’être aidés plus en profondeur. »
  • « Il existe des techniques qui peuvent améliorer la qualité des tissus, mais elles doivent être réalisées par des praticiens spécifiquement formés. »
  • « Mon rôle est de vous orienter quand c’est pertinent, pas de vous proposer quelque chose que je ne maîtrise pas moi-même. »
Message clé : Prescrire une technique que l’on ne pratique pas n’est ni une faiblesse, ni une délégation aveugle ; c’est une compétence médicale à part entière.

Séquence 3 — Réhabilitation, sexualité et suivi : consolider, prévenir, accompagner

Après une amélioration tissulaire, la fonction ne revient pas toujours immédiatement : appréhension, évitement, hypertonie périnéale et souvenirs de douleur peuvent persister. La réhabilitation et le suivi transforment une amélioration tissulaire en bénéfice durable.

Formulations “clé en main”

  • « Les tissus vont mieux, mais il faut parfois aider le corps à reprendre confiance. »
  • « On ne cherche jamais à forcer. On avance doucement, en restant toujours en zone confortable. »
  • « Après des mois ou des années de douleur, il est normal que la reprise ne soit pas immédiate. »
Message clé : Traiter les tissus est une étape ; restaurer la fonction et prévenir la rechute est un parcours.

Écran final — Ressources

Vous disposez maintenant d’une stratégie progressive et d’une posture “prescripteur & orienteur”. Pour décider vite et éviter les pièges, utilisez les deux outils transversaux ci-dessous.
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